Lost

Picture: Jens Johnsson on Pexels

Jusqu’il y a peu, je pensais savoir où j’allais, professionnellement parlant. En entamant mes études de lettres il y a maintenant un peu plus de trois ans, j’étais sûr que j’allais devenir prof. Aujourd’hui, rien n’est moins sûr. Je peux le dire : je suis complètement paumé.

Les circonstances de la vie font que, parfois, les plans changent. Je n’aurais jamais imaginé, il y a de ça trois ans, que je ne serais pas prof. Ceci dit, je n’aurais jamais imaginé non plus que je ferais mon master à Glasgow. Et pourtant, j’en suis là.

Après mon Erasmus à Edimbourg, j’ai eu envie de vivre là-bas, pour de bon. C’est en partie pour ça que j’ai décidé de partir faire mon master au Royaume Uni, car je pensais qu’il serait plus facile pour moi de trouver un travail là-bas si j’obtenais un diplôme là-bas, ce qui est sans doute vrai. A joué aussi le fait que j’avais le sentiment que le système universitaire belge ne me convenait plus. Toujours est-il que, après moult démarches administratives, j’ai atterri à Glasgow. Et, si ce n’était que de moi, je pourrais tout à fait y faire ma vie. Seulement, je ne suis pas seul dans l’équation ; il y a mon copain à prendre en compte. Et, pour lui, il sera plus facile de démarrer sa carrière ici, alors j’ai décidé de rentrer en Belgique après mon master.

C’est vrai, je peux tout à fait être prof en Belgique. Seulement, ce n’est pas si simple, car après m’être renseigné, j’ai appris que mon master en littérature anglaise ne pourrait pas trouver d’équivalence en Belgique, m’empêchant ainsi de remplir les conditions d’accès pour pouvoir suivre l’agrégation (le titre belge qui permet d’enseigner dans le secondaire). Dégoûté, je me résigne, et me dit que, tant pis, je ferai un second master, en un an, qui suivra mon bachelier et me permettra de passer l’agrégation. Seulement, j’ai également appris par la suite que la composante « français » de ce master ne pourrait pas me permettre, malgré l’agrégation, d’enseigner le FLE (Français en tant que langue étrangère) avec les titres requis. La seule solution serait de suivre ce même master mais en version longue (ou plutôt normale), en deux ans.

Mais je dis non. Car, pour être honnête, j’en ai marre des études, et j’ai envie de me lancer dans la vie active et de ne plus dépendre financièrement de mes parents. Alors j’ai réfléchi, et j’ai fait des recherches supplémentaires, et il s’avère, qu’en réalité, il serait peut-être possible pour moi d’enseigner tout de même dans une école secondaire. Alternativement, je pourrais me lancer en tant que formateur indépendant. Il y a toujours une solution, n’est-ce pas ?

« Mais qu’est-ce qui t’empêche de devenir prof alors ? », vous me direz, vous demandant sans doute où je veux en venir. J’en arrive au vrai problème. Avec toutes ces nouvelles, je suis passé par une réelle crise existentielle, et la vérité est que je ne suis plus du tout sûr que c’est ce que j’ai envie de faire.

Qu’est-ce que j’ai envie de faire, alors ? Je ne sais pas. Je ne sais plus. En ce moment, je pense à devenir décorateur d’intérieur. Rien à voir avec les lettres, j’envisage donc une reconversion totale, en suivant une formation en alternance, en cours du soir. C’est quelque chose qui m’a toujours intéressé, en réalité. Aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours aimé déplacer les meubles de ma chambre, les remplacer, et décorer avec des plaids, des coussins, des lampes et des bougies. J’ai toujours été une personne créative, et je pense réellement que c’est un métier dans lequel je pourrais m’épanouir. Mais je commence à m’éterniser, aussi j’en parlerai plus en détails dans un prochain article.

Pour l’heure, il me reste à vous souhaiter une belle année 2020. Pas de résolutions particulières pour moi cette année. J’espère simplement enfin trouver ma voie.


Until recently, I thought I knew where I was going with my life and my career. It was clear to me that I wanted to become a teacher. Today, nothing is less certain. I am completely lost.

Sometimes, circumstances are such that plans change completely. Honestly, if you had told me three years ago that I wouldn’t be a teacher, I wouldn’t have believed you. But then again, if at the same time you had told me that I would be doing my master’s in Glasgow, I wouldn’t have believed you either. And yet, here I am.

After studying in Edinburgh for a semester last year, I wanted to live there, make my life there. This is one of the reasons why I decided to go and do my master’s in the UK; I thought that if I had my degree there, it would be easier for me to find a job there, which is probably true. But I also felt like the way university works in Belgium wasn’t for me anymore. And so I ended up in Glasgow. Now, I could perfectly see myself living there in the future. But it’s not only me anymore; I have to take my boyfriend’s aspirations into account, and, for him, it will be easier to start his career in Belgium. So I decided to come home.

Now, it’s true that I can be a teacher in Belgium. However, it’s not that simple, because after making a few enquiries, I have been told that my UK degree wouldn’t find an equivalence in Belgium, which means that I don’t meet the requirements to follow teacher training. The only way for me is to undertake another master’s degree in Belgium, in one or two years. Initially I thought “One year, it’s not too bad”, but then I learned that, even with this second degree, I wouldn’t be able to teach French (neither as a first language nor as a foreign language). If I wanted to do that, I would have to follow the two-year master’s, and that’s absolutely no way.

Because the truth is, I’m a bit tired of studying. I want to start working, and I want to be financially independent. So I thought about it, did some research, and it seems that I might be able to teach in a secondary school after all. But alternatively, I could also become a self-employed language tutor. There’s always a way, right?

You might wonder then where I’m going with all this, and what is stopping me from becoming a teacher. The thing is, with all this, I went trough a sort of existential crisis, and now I’m really not sure of what I want to do in the future. Teaching is not the obvious answer anymore.

So what am I going to go? I really don’t know anymore. At the moment, I’m thinking of becoming an interior designer. Nothing to do with literature and languages, which means that I will have to follow a whole new training. I am considering a sort of block release training, which will allow me to start working nevertheless. I’ve always been interested in interior design, in a way. Since I was a child, I’ve liked to move furniture around in my room, change the layout and decorate with throws, cushions, lamps and candles. I’ve always been a creative person, and I truly believe this job could make me very happy. But I am starting to drag out, so I will discuss this in more detail in a future article.

For now, I wish you a very happy new year. I am not taking any resolutions this year; I just hope I will finally find my path in life.

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